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Place de l’immobilier dans l’économie marocaine

La production de logements est la branche motrice de l’économie marocaine sur les domaines macro et micro économique. C'est la conclusion d'une étude élaborée par la Direction des études et des prévisions financières du ministère des Finances. Ce document met en exergue les effets positifs sur de nombreux indicateurs économiques nationaux, à commencer par le PIB qui enregistrera une progression supplémentaire moyenne de 0,37% ; vu les investissements programmés sur les six années à venir.

L'étude explique clairement que ce sont les secteurs ou branches ayant une relation directe avec le secteur de l'habitat qui contribueraient à la stimulation du PIB. Il s'agit notamment des valeurs ajoutées des secteurs comme le BTP, l'industrie des matériaux de construction, dont la hausse oscillera entre 0,4 % à court terme et 0,5 % à moyen terme. L'impact du secteur sur l'investissement a également été estimé. Ainsi, l'investissement total progressera en moyenne de 1,83 % par an. Actuellement, le secteur emploie plus de 810.000 personnes. Ce chiffre augmentera de 0,32 % en moyenne sur les six années à venir. La plus forte croissance de l'emploi est évidemment enregistrée par la branche du bâtiment et travaux publics, car elle est concernée directement par le programme d'investissement.

Par ailleurs, les experts du ministère des Finances tirent la sonnette d'alarme quant à l'avenir du secteur, si certaines mesures spéculatives persistent. Ces pratiques malsaines ont été engendrées par les insuffisances de la régulation du marché immobilier. En effet, certaines catégories de familles désirant accéder au crédit bancaire pourraient en être dissuadées, et celles bénéficiant de crédit à taux variable (42% en 2006 du total du crédit), pourraient ne pas supporter une charge d'intérêt plus importante, ce qui risque d'entraîner une baisse du volume des remboursements et par conséquent un risque de crédit à prendre en charge par l'Etat, du moins en ce qui concerne les crédits garantis.