EntrepriseGuides pratiques
Créer son site internet soi-même : étapes, outils et vrai budget
Par Bastien PériéPublié le Lecture : 16 min

Vous cherchez à créer votre site tout seul, et chaque page ouverte annonce un autre prix ? J’ai relevé les tarifs le 25 octobre 2026. Un nom de domaine en .fr démarre à 1 € hors taxes (HT) la première année, un hébergement pour WordPress à 1,59 € HT par mois, un constructeur comme SiteW à 6,60 € par mois toutes taxes comprises (TTC). Sur douze mois, le tout revient à une vingtaine d’euros HT, car OVHcloud et o2switch offrent le domaine avec l’hébergement (calcul de ma part).
Sauf que le prix d’appel ne dit pas tout. Le renouvellement coûte plus cher, la loi exige des mentions précises, et le vrai poste de dépense, c’est votre temps. Les sources lues ne le chiffrent pas, alors pas de nombre d’heures inventé. Pour comparer, les budgets déclarés par des agences donnent une médiane de 3 500 € pour un site vitrine (une vitrine présente votre activité sans vendre en ligne).
Et les freelances ? Pas de chiffre fiable de mon côté, et la raison suit plus bas. Voici d’abord les étapes, dans l’ordre.
Constructeur, WordPress ou prestataire : trois façons de créer son propre site
France Num, le portail de l’État pour les petites entreprises, distingue trois voies. Vous confiez le site à un professionnel, vous l’installez vous-même avec un logiciel de gestion de contenu, ou vous passez par une plateforme tout-en-un.
Le constructeur tout-en-un : prêt vite, mais moins libre
Vous créez un compte, et un site apparaît, prêt à personnaliser. Pas de mises à jour ni de sauvegardes à gérer : la plateforme s’en charge, d’après France Num. La contrepartie ? Une personnalisation plus limitée. Wix, SiteW, e-monsite et WordPress.com relèvent de cette voie.
Méfiez-vous du plan gratuit. Il existe chez e-monsite, SiteW et WordPress.com, mais France Num conseille à un professionnel de payer : le gratuit donne un sous-domaine (une adresse empruntée à la plateforme), pas un nom de domaine à vous. Chez e-monsite, il affiche de la publicité, plafonne à 10 pages et 25 Mo, et vous attribue une adresse en .e-monsite.com. Chez WordPress.com, vous verrez les publicités de la plateforme.
WordPress chez un hébergeur : la liberté, et l’entretien qui va avec
WordPress est un logiciel de gestion de contenu (CMS) : il gère vos pages et vos images sans une ligne de code. Il s’installe sur un serveur. Il vous faut donc un hébergeur (la société qui loue l’espace où vit votre site) et un nom de domaine (votre adresse, du type monentreprise.fr). La plupart des hébergeurs l’installent en quelques clics, selon France Num.
Le même texte pose trois conditions, que je trouve honnêtes : un minimum de connaissances techniques, du temps, et une visite au tableau de bord presque chaque jour pour appliquer les mises à jour. En cas de panne, vous vous débrouillerez seul ou vous paierez quelqu’un. Prévoyez aussi une sauvegarde !
Un piège de vocabulaire : WordPress.com est un service hébergé, avec des plans payants. WordPress installé chez un hébergeur, c’est autre chose. Même nom, pas la même facture.
Perso, pour un premier site vitrine de quelques pages, je prends le constructeur. Pas de maintenance à porter, donc vous écrivez au lieu de configurer. WordPress reprend l’avantage quand vous voulez maîtriser chaque détail et que les mises à jour ne vous font pas peur.
Faire faire : on peut s’en passer pour une vitrine simple
France Num estime qu’un site carte de visite ou une vitrine basique se passe d’un professionnel. Si vous en prenez un quand même, l’État donne quatre réflexes : rester propriétaire du site et du nom de domaine, écrire un cahier des charges, comparer plusieurs propositions et ne verser qu’un acompte à la signature. Les prix arrivent en fin d’article.
Création de site internet : les prix relevés le 25 octobre 2026
Chaque prix vient de la page de l’éditeur, relevée le 25 octobre 2026. Wix et WordPress.com m’ont affiché leurs prix en dollars, même sur leur version française : chez vous, la page montrera peut-être des euros et d’autres montants, et je ne convertis rien. Je précise HT ou TTC seulement quand la page le dit. Squarespace manque à l’appel : les montants que j’ai lus ne se recoupent pas d’une lecture à l’autre, et je préfère ne rien publier qu’un chiffre douteux.
| Constructeur | Formule | Prix relevé | À savoir |
|---|---|---|---|
| e-monsite | Perso | 54 € par an | Domaine en option, à partir de 35 € par an |
| SiteW | Vitrine Essentielle | 6,60 € par mois (79,20 € par an), TTC | Domaine inclus, essai de 15 jours |
| Wix | Light | 17 $ par mois, hors taxes, payés pour l’année entière | Domaine offert un an, marque Wix retirée |
| WordPress.com | Personnel | 4 $ par mois en annuel, 9 $ en mensuel, hors taxes | Plus de publicités de la plateforme |
| Shopify | Basic | 24 € par mois en annuel, 32 € en mensuel | Pensé pour vendre en ligne |
Pour WordPress chez un hébergeur, il faut deux achats : un hébergement et un nom de domaine. Lisez la colonne de droite avant celle du milieu.
| Achat | Vendeur et formule | Première période | Ensuite |
|---|---|---|---|
| Hébergement | OVHcloud Starter (1 site, 1 Go SSD) | 1,59 € HT par mois (1,91 € TTC affiché) | 2,59 € HT par mois |
| Hébergement | o2switch, offre unique | à partir de 1,86 € HT par mois, payé à l’année | « tarif classique », sans montant sur la page |
| Hébergement | IONOS Start | 3 € HT par mois pendant 6 mois (3,60 € TTC) | 5 € HT par mois (6 € TTC) |
| Hébergement | Hostinger Premium | 2,49 € par mois, 48 mois d’engagement (119,52 € au total) | 9,99 € par mois |
| Domaine .fr | OVHcloud | 4,99 € HT (« offre multi année », durée non affichée) | 7,79 € HT au renouvellement |
| Domaine .fr | Gandi | 7,20 € TTC par an à l’enregistrement | 28,78 € TTC par an (25,90 € en promotion de 2 à 9 ans) |
IONOS annonce aussi le .fr à 1 € HT la première année, sans afficher le renouvellement. OVHcloud, IONOS et Hostinger offrent le domaine la première année (o2switch l’annonce offert), donc sur douze mois l’hébergement seul revient à 19,08 € HT chez OVHcloud Starter et à 22,32 € HT chez o2switch (prix mensuel × 12).
La deuxième année, vous paierez 31,08 € HT d’hébergement chez OVHcloud (2,59 € × 12), plus le domaine à son prix de renouvellement affiché, 7,79 € HT. Chez Gandi, le .fr passe de 7,20 € à 28,78 € TTC pour un renouvellement d’un an… un sacré bond. Chez Hostinger, les 2,49 € par mois supposent 48 mois d’engagement, puis le renouvellement monte à 9,99 € (environ quatre fois plus, mon calcul). Chez IONOS, le prix de lancement de la formule Start ne dure que 6 mois. Relisez donc le prix de la DEUXIÈME année avant de payer (je dis ça pour ton portefeuille), et méfiez-vous du plus long engagement.
Avant d’ouvrir un compte : ce qu’il faut poser sur papier
France Num a mis cette étape en premier, avant le choix de l’outil. Listez vos objectifs et vos cibles, votre identité visuelle (logo, couleurs), votre budget et le temps que vous pourrez consacrer aux mises à jour. Répertoriez ensuite vos contenus : textes, photos, vidéos. Rangez le tout dans une arborescence claire (les pages et leur place dans le menu), lisible sur mobile comme sur ordinateur, avec vos coordonnées et un formulaire de contact en vue.
Selon France Num, qui cite l’Afnic (l’association qui gère le .fr), un site simple à 500 € est faisable si vous avez déjà un logo, des couleurs, des photos de votre activité et quelques textes courts. Sans eux, vous les fabriquerez vous-même, et ça prendra du temps.
Dernier tri : une vitrine pure, une vitrine avec formulaire de contact, ou une boutique ? Les obligations légales changent d’un cas à l’autre.
Le nom de domaine : mettez-le à votre nom, pas à celui du prestataire
Un .fr ne s’achète pas à l’Afnic. Il passe par un bureau d’enregistrement accrédité (un revendeur de noms de domaine, hébergeurs compris). Le titulaire est la personne ou la société à l’initiative de l’enregistrement : elle porte les droits et les responsabilités attachés au nom. Le titulaire, c’est donc VOTRE nom, même si quelqu’un d’autre fait l’achat. France Num donne le même conseil : restez propriétaire du site et du domaine.
Pourquoi tant d’insistance ? Changer de bureau d’enregistrement demande un code, l’Auth_info, que votre bureau actuel délivre gratuitement, puis un transfert payant, dont le prix dépend du bureau d’enregistrement (Afnic). Si le domaine appartenait à un prestataire, ce serait à lui de faire la démarche, et ça tournerait vite au bordel.
Le .fr n’est pas réservé aux Français : il est ouvert aux personnes qui résident dans l’Union européenne, en Suisse, au Liechtenstein, en Norvège ou en Islande, et aux organisations qui y ont leur siège. Côté Google, des mots-clés dans le domaine n’ont quasiment aucun effet sur le classement, et l’extension (.com, .fr) ne compte que si vous ciblez un pays précis.
Mentions légales, cookies, accessibilité : ce que la loi demande à votre site
Cette partie a rarement fait rêver quelqu’un, et pourtant elle peut coûter cher. Je la ferai courte.
Les mentions légales : une page, une liste
D’après la fiche Service-Public Entreprendre (vérifiée le 13 octobre 2026), un site professionnel affiche :
- pour une société : la dénomination, la forme juridique, le capital et le siège ; pour un entrepreneur individuel : nom et prénom, avec la mention « entrepreneur individuel » ou « EI » ;
- l’adresse, le courriel et le téléphone ;
- le numéro d’inscription au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au registre national des entreprises (RNE), et le numéro de TVA s’il y en a un ;
- le nom, l’adresse et le téléphone de l’hébergeur ;
- le nom du directeur de la publication (la personne responsable de ce qui est publié).
Micro-entrepreneur ? La fiche vous vise aussi : ses sanctions s’appliquent à l’entreprise individuelle, « régime micro-entrepreneur ou non ».
Les mentions se fondaient jusque-là sur l’article 6 III de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), qui date de 2004 et que beaucoup de pages citent encore. Ce texte n’est plus en vigueur depuis le 23 mai 2024. Depuis la loi du 21 mai 2024, les mentions relèvent de l’article 1-1, et les sanctions de l’article 1-2.
Avec un formulaire de contact, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) demande des mentions d’information en bas du formulaire et un moyen de contact électronique pour exercer ses droits. Si vous vendez en ligne, des conditions générales de vente doivent s’afficher pour les clients particuliers.
Les cookies : pas de bandeau automatique
Un bandeau cookies ne s’impose pas sur tout site. Les traceurs strictement nécessaires au service demandé, comme un panier ou un choix de langue, se passent de consentement. La publicité, les boutons de partage des réseaux sociaux et les vidéos intégrées demandent l’accord du visiteur avant d’être déposés (CNIL). Dans ce cas, refuser doit être aussi simple qu’accepter, et continuer à naviguer ne vaut pas accord.
La mesure d’audience peut, sous conditions, s’en dispenser. Mais la CNIL a cité Google Analytics, dans une page de janvier 2020, parmi les offres qui réutilisent les données pour leur compte, donc hors de cette exemption. Ce texte a plus de six ans : rouvrez les pages récentes de la CNIL avant d’installer un outil de statistiques.
L’accessibilité : deux régimes, et un cas que personne ne tranche
Deux textes, à ne pas confondre. Le référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA) s’impose aux organismes publics, à certaines structures privées chargées d’une mission de service public ou d’intérêt général, et aux entreprises à partir de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une très petite entreprise n’est pas visée.
La directive européenne s’applique depuis le 28 juin 2025 à des produits et services, dont le commerce électronique. Sauf que les microentreprises (moins de 10 salariés, et un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan sous 2 millions d’euros) ont un régime à part. Pour celles qui fournissent des services, la Répression des fraudes (DGCCRF) écrit qu’aucune obligation d’accessibilité ne s’impose. Et un site vitrine sans vente, dans une entreprise au-dessus de ce seuil ? Ni Service-Public ni la DGCCRF ne le disent, je ne le tranche donc pas. France Num range en tout cas l’accessibilité parmi les bonnes pratiques de conception.
Mettre le site en ligne, puis le faire connaître de Google
Premier test : tapez site: suivi de votre domaine dans Google. Si des résultats s’affichent, vous figurez dans l’index (la base de pages de Google). Rien du tout ? Le guide de démarrage de Google renvoie alors à ses exigences techniques de base. Google a prévenu que les effets d’une modification vont de quelques heures à plusieurs mois, et il conseille d’attendre quelques semaines avant d’évaluer.
Bonne nouvelle, la Search Console est gratuite ! Google précise qu’elle n’est pas nécessaire pour apparaître dans les résultats, mais son guide recommande d’ouvrir un compte. L’outil d’inspection d’URL y montre comment Google voit une page. Le parcours tient en quatre gestes : valider que le site est à vous, vérifier que Google peut explorer les pages, envoyer un sitemap, suivre les performances. La validation passe par un fichier HTML, une balise dans la page d’accueil, Google Analytics, Google Tag Manager ou un réglage chez le gestionnaire de votre nom de domaine (un enregistrement DNS, qui peut mettre deux à trois jours à se propager). Chez un constructeur, regardez ce que l’outil autorise : la page de Google ne cite que ses propres plateformes, Google Sites et Blogger.
Le sitemap (un fichier qui liste les adresses importantes du site) n’est pas obligatoire, Google l’a écrit noir sur blanc. Il le juge utile pour un site récent vers lequel pointent peu de liens extérieurs (votre cas, sans doute), et un CMS comme WordPress ou Wix peut le générer. L’envoyer reste une suggestion, sans garantie d’exploration.
Pour accélérer, l’inspection d’URL permet de demander l’exploration d’une page. Google avertit : l’exploration peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, répéter la demande n’accélère rien, et la page pourrait même ne jamais entrer dans les résultats.
Une fois le site visible, il reste à écrire des pages que Google classe. Je l’ai détaillé à part.
À découvrirRéférencement naturel en 2026 : les techniques qui comptent vraimentLe tarif d’un site : votre temps d’abord, puis les agences, et le trou des freelances
Le vrai budget d’un site fait maison, c’est du temps. France Num range le temps que vous consacrerez aux mises à jour parmi les points à lister avant de se lancer, et note que plus vous personnalisez, plus l’investissement grandira. Combien d’heures ? Aucune source sérieuse ne le dit, et un chiffre inventé ne vous servirait à rien.
Autour du temps, des coûts reviennent : le renouvellement du domaine et de l’hébergement, la maintenance (corrective, préventive, évolutive, selon France Num) et parfois des outils tiers pour les statistiques, les e-mails ou le paiement. France Num ne chiffre pas la maintenance, moi non plus.
Et un prestataire ? Commençons par ce qui manque. Pour un freelance, je n’ai pas de chiffre fiable. Malt, la plateforme de freelances, publie bien un baromètre, mais il donne le tarif jour moyen de ses inscrits : le prix d’une journée, pas celui d’un site. Les fourchettes des blogs (Codeur.com, Wix, Squarespace) ne donnent pas leur méthode, ou se contredisent. Je ne les reprends pas.
Les agences, elles, ont un chiffre avec méthode. La Fabrique du Net, un annuaire d’agences web, publie une médiane (la valeur du milieu, que les très gros projets ne tirent pas vers le haut) calculée sur les budgets que les agences référencées renseignent.
Le même baromètre donne 5 000 € pour WordPress (277 projets), 2 500 € pour Wix (26 projets) et 10 000 € pour l’e-commerce (261 projets). Lisez-les pour ce qu’ils sont : des budgets déclarés par des agences d’un annuaire, ni des devis, ni des factures, ni des tarifs de freelances. Vous n’y figurerez d’ailleurs pas si vous faites le site vous-même.
D’où vient l’écart avec vos vingt euros d’hébergement ? Du travail : conception, textes, intégration, suivi. Faire soi-même, c’est payer en heures ce qu’une agence facture en euros.
Bref, ouvrez les pages de trois offres ce soir, notez le prix de la deuxième année sur chacune, et choisissez sur ce chiffre-là. C’est vite fait, et c’est là que la facture se cache.
Quiz vrai / faux
Vrai ou faux : quatre idées reçues sur la création d'un site
Question 1 / 4
Il faut inscrire son site à la Search Console pour qu'il apparaisse dans Google.
Google écrit qu'il n'est pas nécessaire de s'inscrire à la Search Console pour apparaître dans les résultats. L'outil est gratuit, et le guide de démarrage de Google recommande de l'ouvrir. Le sitemap n'est pas obligatoire non plus.
Question 2 / 4
Un site qui ne dépose que des traceurs strictement nécessaires peut se passer de bandeau cookies.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) dispense de consentement les traceurs strictement nécessaires au service demandé, comme un panier ou un choix de langue. Le bandeau devient utile dès que s'ajoute de la publicité, un bouton de partage social ou un service tiers.
Question 3 / 4
Le nom de domaine en .fr est réservé aux Français.
L'Afnic, qui gère le .fr, l'ouvre aux personnes qui résident dans l'Union européenne, en Suisse, au Liechtenstein, en Norvège ou en Islande, et aux organisations qui y ont leur siège. Le titulaire porte les droits attachés au nom.
Question 4 / 4
Un plan gratuit de constructeur suffit pour un site d'entreprise.
France Num conseille aux professionnels une formule payante : le gratuit donne un sous-domaine, pas un nom de domaine à soi. Chez e-monsite, le plan gratuit affiche de la publicité et une adresse en .e-monsite.com, avec 10 pages au plus.
Questions fréquentes
- Comment créer un site internet gratuitement ?
- Parmi les outils que j'ai relevés, trois ont un plan gratuit : e-monsite (0 € « pour toujours », 10 pages, 25 Mo, publicité, adresse en .e-monsite.com), WordPress.com (avec des publicités de la plateforme) et SiteW (offre Découverte). France Num recommande pourtant une formule payante à un professionnel, car le gratuit ne donne pas de nom de domaine à soi. Relevés du 25 octobre 2026.
- Quelles mentions légales mettre sur son site professionnel ?
- Selon la fiche Service-Public vérifiée le 13 octobre 2026 : identité (dénomination, forme juridique, capital et siège pour une société ; nom, prénom et mention « entrepreneur individuel » ou « EI » pour un entrepreneur individuel), adresse, courriel, téléphone, numéro d'inscription au registre (RCS ou RNE), numéro de TVA s'il y en a un, coordonnées de l'hébergeur et nom du directeur de la publication. Un micro-entrepreneur est concerné comme les autres.
- Combien coûte la création d'un site internet ?
- Cela dépend de qui travaille. Fait soi-même, un site WordPress demande une vingtaine d'euros hors taxes d'hébergement la première année (OVHcloud ou o2switch, relevés du 25 octobre 2026), puis le renouvellement. Pour une agence, la médiane d'un site vitrine est de 3 500 € selon La Fabrique du Net (380 budgets déclarés, juillet 2026). Pour un freelance, je n'ai trouvé aucun chiffre fiable.
- Faut-il un professionnel ou peut-on faire son site soi-même ?
- Pour un site carte de visite ou une vitrine basique, France Num estime qu'on peut se passer d'un professionnel. Prévoyez du temps et, avec WordPress, un minimum de connaissances techniques et des mises à jour régulières. Si vous faites appel à quelqu'un, restez propriétaire du site et du nom de domaine, écrivez un cahier des charges et comparez plusieurs propositions.
- Mon site est en ligne mais n'apparaît pas sur Google : que faire ?
- Tapez site: suivi de votre domaine dans Google : si des résultats s'affichent, vous êtes dans l'index. Sous WordPress, ouvrez Réglages puis Lecture et vérifiez que la case « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site » n'est pas cochée. Demandez ensuite l'exploration de l'adresse dans la Search Console. Google prévient que cela peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sans garantie d'inclusion.
Sources
- 1Service-Public Entreprendre
- Mentions obligatoires sur le site internet d'une entreprise (fiche F37351)
- Gérer les cookies et autres traceurs sur le site internet d'une entreprise (fiche F31228)
- Faire du commerce en ligne (e-commerce) : règles à respecter (fiche F23455)
- Accessibilité : nouvelles obligations depuis le 28 juin 2025 (actualité A18669)
- 2
- 3
- 4
- 5Google Search Central et aide de la Search Console
- 6DGCCRF (ministère de l'Économie)
- 7Direction interministérielle du numérique (DINUM)
- 8
- 9WordPress.org (documentation)
- 10Tarifs relevés le 25 octobre 2026 (éditeurs et hébergeurs)
- Wix : tarifs des forfaits Premium
- WordPress.com : tarifs
- e-monsite : offres
- SiteW : offres de création de sites Internet
- Shopify : tarifs
- o2switch : offre d'hébergement
- OVHcloud : hébergement web
- Hostinger : hébergement WordPress
- IONOS : hébergement WordPress
- OVHcloud : noms de domaine
- Gandi : domaine .fr
- IONOS : noms de domaine
- 11Baromètres de prix des prestataires (La Fabrique du Net, Malt)